Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 13:06

C’est l’heure de se coucher, petits câlins, douceurs en perspective et les mots doux de ma chérie de prof : « j’aime ton visage : tes sourcils, tes cils, …… (Interlude de silence, je vous dirai pas se qu’on fait mais c’est très agréable)…. tes yeux d’un noir lumineux……oxymore, les figures de style à savoir par cœur les enfants »

Ce sont les termes exacts que j’ai entendus, vous réagiriez comment vous ?

 


Par Dine
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Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 12:09
Parue dans le Parisien cette intéressante analyse d'une jeune prof, qui remet quelques pendules à l'heure.
A faire suivre...

Lettre d'une prof en colère

Je suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - « que » 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline.

Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites: « vous avez les vacances pour compenser ».

Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à Noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd'hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n'est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez: « oui mais vous avez 2 mois en été ». Ces fameux deux mois d'été, il faut le savoir, ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1850 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaire, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois).

Pensiez-vous vraiment que l'on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaine, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m'ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l'école, pour s'attirer la sympathie des parents d'élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez-vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c'est que nos « vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu'elles ne vous parviennent. D'où cette lettre, qui, je l'espère, arrivera jusqu'à tous les parents d'élèves.

52 heures par semaine et classes de 40 élèves

Premièrement, notre principale revendication c'est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d'histoire-géographie en 2 ans, alors que la perte d'effectifs ne s'élève qu'à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s'agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu'ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves, soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ?

Une autre solution serait d'augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J'ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l'été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons-nous: pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre, travaillons réellement 35 heures par semaines.

Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l'éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seraient pas toujours prêts à temps, les copies seraient rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c'est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seraient moins nombreux, etc.

Vers le système anglo-saxon

Vous allez répondre que l'on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n'est pas si mal en point que l'on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l'agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l'éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu'il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC !

Après tout, à quoi cela sert-il qu'un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l'université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu'en Angleterre avoir appris l'espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l'enseigner. On vous parle sans cesse « d'échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n'est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m'explique: le gouvernement souhaite absolument que 80% d'une classe d'âge obtiennent le BAC. Tans pis si un élève de 3ème rêve d'être plombier. Les recommandations données et « imposées » aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d'ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D'autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser. Tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c'est une 2nde chance, ce n'est pas une sanction).

« Nous passons pour des bouffons »

A cela s'ajoute le manque de sanction. Combien de parents n'ont-ils pas entendu leurs enfants raconter qu'ils n'ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d'être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s'ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c'est une solution mais dans de nombreux établissements il n'y a pas assez de personnels ou d'heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi.

Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d'établissements y sont souvent réfractaires car l'exclusion définitive les met en situation d'échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otage, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d'attendre que l'on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l'éducation et le savoir. Rien n'est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n'est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d'examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d'atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu'avec ses réformes imposées et contre-productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats.

Chers lecteurs, j'espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu'à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d'aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous ne critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail.

Elisabeth, Tours

Par Dine
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /Mai /2008 10:58

Ma chérie de prof est possèdée, oui possèdée par le démon de la profitude.

C’est un diable qui investit les enseignants ayant une conscience professionnelle. Il se manifeste à toutes les heures du jour ou de la nuit. Il prend possession du cerveau du prof.

A la fin de la journée, il lui souffle de sa voix d’outre tombe: « que vas-tu faire demain à ta classe de 6 ème ? », « il te reste encore 25 copies à corriger et il est 23h00», « il faudra faire des photocopies demain mais la photocopieuse est en panne, hahahahaha ! (rire sadique du possédé) ». ..

Le dimanche matin au réveil, lorsque vous, hommes et femmes du commun, n’avez pas encore pris conscience de l’existence de votre propre corps, le démon s’éveille en chaque prof et ceux-ci prononcent dans une voix parfaitement claire, alors que la votre ressemble à celle de Pavarotti à la sortie d’une nuit bien arrosée, « J’ai oublié de remplir le cahier de texte des 3ème 2 ». Brrrrrr !

Nous, compagnons et compagnes, de ces âmes perdues ne savons que faire surtout lorsque elles se mettent à tourner en rond frénétiquement en disant « c’est la semaine des conseils de classe, c’est la semaine des conseils de classe…. » sur un fond de musique d’Emir kusturica.

 






free music
Ça fait peur, non ?


 

Par Dine
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 13:43
L'établissement où travaille ma chérie de prof a très peu de moyen comme les autres je pense. Nous sommes donc devenu "Fournisseur non officiel de l'éduc' nat'", ça se prononce comme un slogan publicitaire sauf que nous n'y gagnons rien du tout.  ça passe par du ruban adhésif, des punaises, des piles pour la télécommande du lecteur DVD etc... Dernièrement ce sont nos DVD perso qui sont très demandés, pour le club ciné notamment dont le catalogue doit se limiter au Cuirassé Potemkine. Pour éviter à ces chères têtes blondes de prendre peur devant un film en noir et blanc, bien évidemment muet dont les acteurs n'utilisent pas internet ou leur téléphone portable pour sauver le monde, nous avons dû nous sacrifier pour la cause. (Là je dis "sacrifier" en mimant l'actrice du film du Cuirassé, quand son landau tombe longuement le vertigineux escalier) Je dis aussi "sacrifier" car c'est toujours les films que je souhaite voir que ma chérie de prof utilise....
Bref, en même temps, j'ai été une victime du "ciné vieux" de mon lycée et j'ai été traumatisée par le Cuirassé, la preuve je m'en souviens! Il est donc préférable de faire visionner des films plus récents, des chefs d'oeuvre ont bien été réalisés après 1925, non?
Par Dine
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 13:18
J'ai fait une découverte éthnologique : un ados. C'est un stade de la vie humaine que je ne connais pas trop n'ayant pas fait moi même de "crise de l'adolescence". Chez certain elle se manifeste par une sorte d'explosion nuclaire, pour moi c'était plutôt un électrocardiogramme plat... En résumé je suis une néophyte.
Il y a quelques temps, nous suivions ma compagne de prof et moi une voiture dans laquelle se trouvaient donc des ados, de son nom scientifique : mammifère humanoïde à chevelure déstructurée. Un des membres du groupe secouait sa tête d'avant en arrière continuellement et cela sans musique comme les chiens à tête mobile que certaines personnes genre Raymonde Bidochon dans le tome 10, installent sur leur plage arrière. Je suis étonnée et surprise comme le peut être un amateur de safari. Je pose donc cette question à ma chérie, devenue pour un temps Nicola Hulot : "tu as vu ce type devant ? Il gigote sans arrêt et sans musique?". "Oui", me répond elle "c'est un ados, c'est normal, c'est comme ça, j'en ai plein dans mes classes".
Suite à sa réponse, j'ai été tout d'abord émerveillée de cette découverte puis un peu déçue de voir tout ce que j'avais manqué dans ma propre adolescence et enfin complètement paniquée à l'idée d'imaginer ma prof en face d'une classe complète de chiens pour plage arrière se balançant en rythme...
Par Dine
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 22:02
En manque de toi.... ça ne fait que  3/4  d'heure  que tu es parti... et tu me manques
ILY
Par Dine
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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 20:15
Après beaucoup d'hésitations et beaucoup d'encouragements ....

On vous entend pas les encouragements, plus fort...


Ouai!!!! (son très lointain)


Oui, ben 2 personnes m'ont encourgagée !

Je me lance.

Je ne sais pas du tout ce que je vais écrire mais ça sera formidable.

Déjà il me faut un thème, un fil conducteur.... je crois que je vais parler du quotidien d'une compagne d'un prof.

C'est vrai qu'on parle beaucoup du malaise des profs et de leur vie professionnelle difficile mais quand est-il de leur vie personnelle ?
Que se passe t-il à la fin des cours? Les profs sont-ils des gens comme les autres? font-ils leurs courses? vont-ils aux toilettes? Toutes ces questions que se posent leurs élèves quand ils les croisent dans la rue: "t'as vu, la prof de math a un copain.... ohhh quand les autres vont savoir ça!!!!!!!!"

Bref vous saurez tout, tout, tout de la vie passionante des profs quand ils ne font plus les profs (enfin devant les élèves!) 
Par Dine
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /Mai /2007 20:04

65560170-ec7031dfd7.jpg

C'est moi qui l'ai faite, cette photo !

Et on peut la voir là : http://www.flickr.com/photos/colombes/65560170/

Dine.

Par Dine
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